Cet article date de plus de sept ans.

L'entreprise, cible privilégiée d'arnaques aux virements bancaires

La Fédération bancaire française et la police judiciaire alertent sur la hausse des arnaques aux virements bancaires visant les entreprises, un phénomène dont le préjudice se monterait à 250 millions d'euros. Des escroqueries parfois toutes simples qui doivent amener chaque dirigeant à un redoublement de vigilance.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (L'escroquerie aux virements bancaires sur les entreprises représente un préjudice de 250 millions d'euros © MAXPPP)

Les escrocs en ligne ne se contentent pas de s'en prendre aux particuliers, derrière leurs écrans d'ordinateurs ; visées également, les entreprises, et notamment les grands groupes français opérant à l'international. C'est tout le sens de l'alerte lancée conjointement pas la Fédération bancaire française (FBF) et la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), dans une vidéo publiée sur le site Internet de l'organisme.

On y apprend notamment que le préjudice représente quand même "plus de 250 millions d'euros ". Et le commissaire divisionnaire Jean-Marc Souvira de préciser qu'"on a plusieurs centaines de procédures en cours au sein de la police judiciaire ".

La Chine, principale plateforme de réception

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les escroqueries ne sont pas si différentes que celles appliquées aux particuliers. Il y a d'abord la fameuse "escroquerie à la nigériane" - appelée ainsi car les escrocs sont souvent originaires d'Afrique de l'Ouest -où l'escroc envoie par exemple un mail à sa victime pour détourner un virement de son destinataire. Plus étonnant, certains cadres d'entreprises se font piéger par un simple coup de téléphone, l'escroc se faisant passer pour le PDG de l'entreprise et réclamant rapidement le versement d'une somme pour accomplir une formalité administrative. Selon le quotidien économique Les Echos , les escrocs peuvent enfin se faire passer pour un responsable de la banque de l'entreprise, prétextant des difficultés liées au récent passage des virements bancaires à la norme Sepa.

Pour faire face à ces arnaques, il faut avant tout du "bon sens ", explique Jean-Marc Souvira. Mais il faut aussi ne pas tarder à se rendre compte de la supercherie, car les opérations de virement ne peuvent être annulées après un délai, très court.

C'est la Chine qui concentre la majorité de ces fraudes, là où l'argent est envoyé si l'arnaque a réussi. C'est pour cela que des représentants de la FBF, mais aussi de la police et de la justice françaises doivent prochainement rencontrer leurs homologues chinois, indiquent Les Echos .

►►► Ecoutez le témoignage de François Asselin, patron d'une menuiserie en Poitou-Charentes, rançonné par des escrocs en ligne.

François Asselin : "Nous avons eu plus de 420.000 fichiers informatiques bloqués dans l'entreprise"
écouter
 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Eco / Conso

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.