Perte record de 7,3 milliards d'euros pour Renault, plombé par Nissan et la pandémie de coronavirus

Le groupe, déjà en difficulté avant la pandémie, avait annoncé fin mai 15 000 suppressions d'emplois dans le monde.

Un concessionnaire Renault à Morzine (Haute-Savoie), le 20 mai 2020.
Un concessionnaire Renault à Morzine (Haute-Savoie), le 20 mai 2020. (JEAN-BAPTISTE PREMAT / HANS LUCAS / AFP)

La firme au losange en chute libre. Le constructeur automobile français Renault a subi au premier semestre la perte nette la plus lourde de son histoire, à 7,3 milliards d'euros, plombé par son partenaire japonais Nissan et la crise sanitaire du coronavirus. Le groupe, déjà en difficulté avant la pandémie, et qui avait annoncé fin mai 15 000 suppressions d'emplois dans le monde (dont 4 600 en France), a indiqué qu'il renonçait à toute prévision de résultat financier pour 2020.

"La situation est sans précédent, elle n'est pas sans appel", a commenté le nouveau directeur général, Luca de Meo, qui a pris ses fonctions au début du mois. "J'ai toute confiance en la capacité du groupe à rebondir", a-t-il ajouté. "La crise sanitaire que nous vivons actuellement a fortement impacté les résultats du groupe sur le premier semestre et est venue s'ajouter à nos difficultés préexistantes", a expliqué la directrice générale adjointe Clotilde Delbos.

La perte historique s'explique principalement par la contribution du constructeur automobile Nissan, dont Renault possède 43% du capital. Cette participation a pénalisé le groupe au losange à hauteur de 4,8 milliards d'euros. Ces chiffres contrastent avec ceux du rival français PSA (Peugeot, Citroën) qui a réussi à gagner de l'argent au premier semestre 2020 malgré la crise, avec un bénéfice net de 595 millions d'euros.