Frédéric Demange (CGT) : "Il est temps que le gouvernement entre dans le dossier" Alstom Belfort

Henri-Poupart-Lafarge, le PDG du groupe Alstom, a été convoqué jeudi au ministère de l'Economie. Une reprise en main du dossier par le gouvernement qui est la bienvenue pour Frédéric Demange, délégué CGT pour Alstom Belfort.

L\'usine d\'Alstom à Belfort au lendemain de l\'annonce de sa fermeture en 2018
L'usine d'Alstom à Belfort au lendemain de l'annonce de sa fermeture en 2018 (/NCY / MAXPPP)

Après l’annonce surprise par Alstom de l’arrêt de production de trains à Belfort, le gouvernement tente de reprendre la main dans ce dossier. Henri-Poupart-Lafarge, le PDG du groupe, a été convoqué à Bercy jeudi. Il s’est vu imposer "une phase de discussions et de négociations" avec l’Etat, les partenaires sociaux et les élus locaux. Une reprise en main du dossier qui est la bienvenue pour Frédéric Demange, délégué CGT pour Alstom Belfort, invité de franceinfo vendredi matin.

"Cela nous rassure. Il est grand temps que le gouvernement entre dans le dossier. On espère qu’il va intervenir pour faire changer cette décision qui n’est absolument pas justifiée. On ne comprend pas qu’Alstom puisse se couper d’un pan entier de son catalogue. A Belfort, nous réalisons les locomotives depuis l’offre jusqu’à la livraison. On est le seul établissement au monde à le faire", a indiqué Frédéric Demange.

"On compte sur une réaction des politiques qui sont peut-être un peu ailleurs aujourd’hui. Il faut que tout le monde se réveille pour faire changer cette décision qui est dure de conséquences pour la France", a ajouté le syndicaliste.

Frédéric Demange, délégué CGT pour Alstom Belfort : "On ne comprend pas qu’Alstom puisse se couper d’un pan entier de son catalogue"
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