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Ford Blanquefort : un bras de fer avec le gouvernement

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Ford Blanquefort : un bras de fer avec le gouvernement
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Pour la première fois, le gouvernement envisage un boycott du constructeur Ford après son refus de céder son usine de Blanquefort (Gironde) où 850 emplois sont en jeu. 

L’État charge une nouvelle fois le constructeur automobile Ford jeudi 20 décembre au matin. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a promis dans l'émission de France 2, "Les 4 vérités", d'exclure le géant de l'automobile des marchés publics, si l'entreprise ne revient pas sur sa décision de fermer l'usine de Blanquefort (Gironde). Cette prise de position est insuffisante pour Philippe Poutou, syndicaliste CGT de l'usine. "On espère que cette méthode-là ira plus loin parce qu'on est persuadés que cela ne suffira pas", explique-t-il. Au total, 850 emplois sont désormais menacés sur le site, car le constructeur refuse le projet de reprise d'une société belge.

Une nationalisation temporaire ?

Cette décision est incompréhensible pour le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, qui, mercredi 19 décembre au matin, envisageait même la nationalisation temporaire comme sortie de crise. Ce soutien de l'État est réclamé par les salariés de l'usine. Jeudi 20 décembre au soir, Ford n'a pas réagi aux propos du gouvernement et maintient sa procédure de fermeture du site. 

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