La TVA sociale divise plus que jamais

L'économiste Christophe Ramaux et le journaliste Étienne Lefebvre débattent ce mardi 15 novembre dans le Grand Soir 3 de la TVA, qui évolue selon les gouvernements, les époques et les finances de l'État.

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France 3

La TVA sociale, proposée les candidats à la primaire de la droite François Fillon et Alain Juppé, permet, selon le rédacteur en chef des Échos Étienne Lefebvre, "de diminuer les charges qui pèsent sur le travail et d'augmenter la fiscalité des produits importés. C'est une mesure de compétitivité forte. C’est aussi une forme de réponse à ceux qui trouvent que le libre-échange est déséquilibré en ce moment. C'est une recette dynamique pour la Sécu. Et pour une fois, la France est en dessous de la moyenne européenne sur la TVA donc peut se permettre une hausse de un à deux points".

Mais pour Christophe Ramaux, enseignant au centre d'économie de la Sorbonne, "les effets économiques immédiats d'une hausse de la TVA sont une compression du pouvoir d'achat donc baisse de la demande donc baisse de la croissance donc baisse de l'emploi". Et de rappeler dans le Grand Soir 3 : "Juppé l'avait augmenté de deux points, ça avait brisé la croissance. Jospin l'avait baissé d'un point, il y avait eu deux millions d'emplois en quatre ans".

"Un boulevard pour le FN" ?

"Si on augmente la TVA d'un point en 2017, l'effet sera très limité. La hausse de prix sera faible", certifie le journaliste Étienne Lefebvre. "Le monde libéral s'effondre", souligne son contradicteur membre des Économistes atterrés. "Et avec les candidats de droite, on revient à un discours thatchérien et ceux qui vont le plus loin sont Fillon et Juppé et pas Sarkozy qui, paradoxalement, ne veut pas y toucher. Le plus libéral n'est pas celui qu'on croit". En conclusion, "avec cette purge libérale, Christophe Ramaux craint "que ça crée un boulevard pour le FN".

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