Pour Marine Le Pen, la TVA sociale est "un troisième plan de rigueur"

Selon elle, cette TVA sera particulièrement difficile à assimiler "pour les classes populaires, pour les classes moyennes et pour les retraités parce qu'il va toucher tout le monde".

La présidente du Front national Marine Le Pen, le 5 janvier 2012 à Paris.
La présidente du Front national Marine Le Pen, le 5 janvier 2012 à Paris. (JOEL SAGET / AFP)

"C'est le troisième plan de rigueur, le plus dur et le plus terrifiant". La présidente du Front national, Marine Le Pen, a affirmé jeudi 5 janvier sur France 2 que la TVA sociale cachait un nouveau plan d'austérité de la part du gouvernement. Selon elle, cette TVA sera particulièrement difficile à assimiler "pour les classes populaires, pour les classes moyennes et pour les retraités parce qu'elle va toucher tout le monde".

"La réalité c'est que l'allègement de charges ne sera pas sur les cotisations salariales, ce qui permettrait d'augmenter les salaires nets", mais sur les cotisations patronales, a-t-elle affirmé, parlant ainsi d'une "TVA patronale". Ce point n'est toutefois pas encore tranché par le gouvernement.

Marine Le Pen en a profité pour plaider à nouveau pour le "retour à la monnaie nationale, puisque c'est ça le gros handicap de notre économie", et un protectionnisme aux frontières nationales. "Il faut d'abord que l'Etat mette en place les conditions pour que nos entreprises ne soient pas mises en concurrence déloyale avec des entreprises de pays étrangers".