Impôt minimal mondial sur les sociétés : "Un accord historique est possible" dès ce samedi matin, assure Bruno Le Maire au G7 Finances

La taxation à 15%, proposée par les États-Unis, doit être "un point de départ et pas un point d'arrivée", a déclaré à franceinfo le ministre de l'Économie et des Finances.

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propos recueillis par Richard Place - franceinfo
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Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors du premier jour de la réunion des ministres des Finances du G7 à Lancaster House, à Londres, le 4 juin 2021. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

"Un accord historique est possible", assure vendredi 4 juin auprès de franceinfo Bruno Le Maire, depuis Londres où s'est ouvert un G7 Finances pour envisager la mise en place d'une taxation des plus grandes multinationales, dont les géants du numérique. Selon le ministre de l'Économie et des Finances, "nous allons essayer d'avoir ce samedi matin un accord sur la fiscalité internationale."

"Nous avons tous beaucoup dépensé d'argent public durant cette crise économique. Tous les pays du G7 ont besoin d'avoir de nouvelles ressources financières", explique le ministre, qui ajoute "qu'avoir une taxation minimale des géants du digital, c'est avoir de nouvelles ressources fiscales qui ne vont pas peser sur nos compatriotes, qui sont à la fois efficaces et justes".

"C'est le moment de mettre en place cette taxation digitale"

"Chacun voit bien que les principaux bénéficiaires de cette crise économique, et peut-être les seuls, ce sont les géants du numérique",ajoute Bruno Le Maire. Nous avons tous utilisé nos tablettes, les réseaux... Ils ont fait des profits absolument considérables, donc c'est le moment de mettre en place cette taxation digitale."

"À travers cette crise, nous voyons bien que l'évasion fiscale, la course à la taxation la plus basse possible, c'est une impasse. Il faut bien payer les services publics, payer des écoles, payer des universités, et on a besoin de ces services publics."

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances

à franceinfo

Enfin, le ministre de l'Économie et des Finances a déclaré que la taxation à 15%, proposée par les États-Unis, doit être "un point de départ et pas un point d'arrivée. Nous voulons essayer d'avoir un taux encore plus ambitieux."

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