Et si le climat faisait plonger l'immobilier ?

"We Demain", dont le rédacteur en chef du trimestriel Antoine Lannuzel est l'invité du JT du soir de franceinfo, a enquêté sur l'immobilier qui s'effondre à Nîmes (Gard), ville française la plus chaude en 2019, à cause du réchauffement climatique.

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À Nîmes (Gard) en 2019, il a fait jusqu'à 46°C sous abri l'été et 35°C parfois pendant plus de 30 jours alors que dans le même temps les prix des biens immobiliers d'exception baissaient de 10 à 15%. "Les professionnels de l'immobilier local ont confirmé qu'il y avait une tendance qui porte pour l'instant sur les biens d'exception, mais qui augure une baisse plus globale à cause de la chaleur", affirme Antoine Lannuzel, rédacteur en chef du magazine We Demain.

Bretagne et montagne attractives

"Si on voit loin, selon les spécialistes, des villes deviendront irrespirables et des maisons inhabitables", ajoute-t-il. "Une septuagénaire a dû abandonner sa résidence secondaire en France et rentrer en Allemagne, car elle ne supporte plus la chaleur excessive l'été. À Montpellier (Hérault), des cadres quitteraient le centre-ville pour sa périphérie plus fraîche", illustre le journaliste.

We Demain a recueilli plusieurs témoignages de gens souhaitant aller vivre en Bretagne ou à la montagne. Le Sud pourrait devenir moins prisé au profit "des zones de montagne et du nord-ouest de la France", conclut Antoine Lannuzel.

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Bain de soleil sur une plage de Nice (Alpes-maritimes), le 7 mars 2014.
Bain de soleil sur une plage de Nice (Alpes-maritimes), le 7 mars 2014. (VALERY HACHE / AFP)