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Paris : un élu UMP dans un logement social du 17e arrondissement

Geoffroy Boulard vit dans un 4 pièces, dont le loyer est environ 60% moins élevé que dans le privé.

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France Télévisions
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La résidence du 17e arrondissement de Paris, où réside l'élu UMP Geoffroy Boulard. (GOOGLE STREET VIEW)

De nouveau, un élu parisien est pointé du doigt parce qu'il occupe un logement social. Geoffroy Boulard, adjoint à la sécurité de la maire UMP du 17e arrondissement Brigitte Kuster, vit dans un 4 pièces de 74m² loué pour 1 170 euros, révèle mercredi 4 décembre 20minutes.fr. Son loyer, versé à l'organisme Paris Habitat, est environ 60% inférieur au prix du parc privé dans le secteur.

Interrogé par le site internet, Boulard reconnaît vivre avec sa femme et ses trois enfants dans cet appartement situé à deux pas de la porte de Champerret. "Le bail a été établi, au nom de mon épouse, en 2005, soit trois ans avant mon élection à la mairie de Paris", explique l'élu. 

"Il aurait peut-être dû résilier son bail"

Pour pouvoir bénéficier de ce loyer très avantageux, le couple a dû justifier, à cette époque, de revenus inférieurs à un plafond de 58 106 euros annuels. Une source proche du dossier interrogée par 20minutes.fr explique qu'après 2005, "il a peut-être dépassé le plafond et aurait dû résilier son bail, sauf que personne ne le lui a demandé", faute de "contrôle automatique des revenus".

Geoffroy Boulard confirme n'avoir jamais eu à actualiser ses revenus depuis son installation, mais assure au site que s'il touchait "15 000 euros par mois", il ne vivrait pas "dans un appartement de 74m² avec trois enfants".

D'autres élus concernés

L'affaire tombe en tout cas mal pour Nathalie Kosciusko-Morizet. La candidate UMP à la mairie de Paris a en effet indiqué qu'en cas d'élection, elle serait intransigeante envers les élus de son camp occupant des logements sociaux. Interrogé à ce sujet par 20minutes.fr, Boulard indique être prêt à se "mettre en conformité" avec les instructions de son parti.

Avant lui, d'autres conseillers ont été concernés par une affaire de ce genre, comme Jack-Yves Bohbot (UMP, 11e), Jean-Jacques Giannesini (UMP, 19e) et Carine Petit (PS, 14e). Face aux critiques, les deux derniers ont déménagé.

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