Logements insalubres : la mairie de Marseille est sous pression

Jeudi 20 décembre, près de 300 personnes sont venues manifester lors du premier conseil municipal depuis le drame des effondrements d'immeuble. 

France 2

Sous les fenêtres de l'hôtel de ville, des centaines de Marseillais (Bouche-du-Rhône) sont rassemblés jeudi 20 décembre. Ils attendent des réponses concrètes de la mairie après le drame du mois dernier. "Ces huit victimes ne doivent pas être mortes pour rien", témoigne une manifestante. Au même moment, une minute de silence était respectée à l'intérieur de la mairie. Jean-Claude Gaudin, très critiqué dans cette affaire, s'est exprimé sur un ton solennel pour dire : "Les huit victimes du 5 novembre me hanteront toujours".

Passe d'armes entre le maire et l'opposition

Ce jour-là, deux immeubles s'écroulent en plein centre de Marseille. Huit personnes meurent et la ville est entièrement traumatisée. Sur la question de la responsabilité, le conseil municipal a été le théâtre d'une passe d'armes entre l'opposition et le maire. Le Parti socialiste n'appelle pas pour autant à la démission de Jean-Claude Gaudin. Le maire de Marseille compte demander à l'État la reconnaissance de catastrophe naturelle pour cet effondrement, qu'il attribue en partie aux fortes pluies tombées sur la ville les jours précédents. 

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Des pompiers inspectent un immeuble effondré à Marseille, le 8 novembre 2018.
Des pompiers inspectent un immeuble effondré à Marseille, le 8 novembre 2018. (GERARD JULIEN / AFP)