Logement : un permis de louer contre l'insalubrité

À Marseille (Bouches-du-Rhône), trois mois après le drame des immeubles effondrés, un permis de louer va être testé dans le quartier meurtri pour lutter contre les logements indignes et les marchands de sommeil. Une mesure déjà en place dans d'autres communes.

FRANCE 2

Des appartements délabrés, mais mis en location. Cela fait partie des pratiques que les communes cherchent à abolir avec depuis deux ans une nouvelle arme administrative : le permis de louer. La commune de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) l'expérimente depuis mai dernier dans un périmètre restreint. Avant la mise en location d'un appartement, il est visité et inspecté par un expert.

800 permis de louer à Boulogne-sur-Mer

Avant de louer, le propriétaire doit indiquer la capacité d'accueil du logement, l'état des réseaux d'électricité et de gaz avec photos à l'appui. Pour cette locataire, c'est une sécurité. En 10 mois, 800 logements ont obtenu un permis de louer après expertise. Un coût estimé à 120 000 euros par an pour l'agglomération et le bilan est positif selon le maire, Frédéric Cuvillier. L'intérêt du permis de louer est aussi de contraindre les propriétaires à se mettre aux normes.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une grue évacue, le 6 novembre 2018, les décombres de deux immeubles qui se sont effondrés la veille dans la rue d\'Aubagne, dans le centre de Marseille.
Une grue évacue, le 6 novembre 2018, les décombres de deux immeubles qui se sont effondrés la veille dans la rue d'Aubagne, dans le centre de Marseille. (EMIN AKYEL / AFP)