Les "conditions tragiques" qui ont amené à l'effondrement de bâtiments à Marseille "rejoignent presque la question des bidonvilles", selon la fondation Abbé Pierre

Pour Christophe Robert, délégué général de la fondation Abbé Pierre, mardi sur franceinfo, la responsabilité, notamment des pouvoirs publics, va être engagée après l'effondrement de trois bâtiments à Marseille.

Vue sur les deux bâtiments qui se sont effondrés à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 5 novembre 2018.
Vue sur les deux bâtiments qui se sont effondrés à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 5 novembre 2018. (EMIN AKYEL / AFP)

"Ces immeubles étaient connus et c'est là où ça fait froid dans le dos." Le délégué général de la fondation Abbé Pierre estime, mardi 6 novembre sur franceinfo, qu'il faut prendre "la mesure du danger que constitue l'habitat indigne" après l'effondrement de bâtiments à Marseille. Alors que "5 à 8 victimes" pourraient être encore ensevelies, selon le procureur de la République de Marseille, mardi matin. Christophe Robert estime qu'"il y a des responsabilités qui vont être engagées", notamment des pouvoirs publics.

On sait que dans les bidonvilles, on a des risques majeurs de personnes qui vont, parce qu'elles utilisent des chauffages d'appoint, risquer un incendie qui peut être mortel.Christophe Robertà franceinfo

Pour Christophe Robert, "ce sont des conditions tragiques qui rejoignent presque la question des bidonvilles". Le délégué général de la fondation Abbé Pierre insiste sur le fait que l'"on a 1 200 personnes qui vivent dans des bidonvilles à Marseille. Il y a un moment où il faut qu'on réagisse face à ça".

Ces immeubles avaient plus de 100 ans et faisaient l'objet d'une surveillance particulière. "Alors, ce n'est pas simple à faire, mais il faut impérativement que de ce diagnostic, on mette en place une intervention croisée de l'ensemble de la puissance publique, la ville, la métropole, le département, même la Région, pour pouvoir vraiment enrayer cette spirale de l'habitat indigne dans des villes comme Marseille", conclut Christophe Robert.