Fin de la trêve hivernale : "Le maintien des places d'urgence est une avancée tout à fait importante", estime la Fédération des acteurs de la solidarité

Pascal Brice, le président de la Fédération des acteurs de la solidarité, appelle sur franceinfo à une approche durable de l'hébergement des personnes à la rue.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Pascal Brice, le 16 septembre 2015, à Cergy. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

La trêve hivernale des expulsions locatives prendra bien fin le 1er juin 2021 (au lieu du 1er avril). Cette date ne sera pas à nouveau décalée, a assuré vendredi 21 mai Emmanuelle Wargon, la ministre déléguée au Logement. Par contre les 43 000 places d’hébergement d’urgence pour les SDF sont prolongées jusqu'à mars 2022. "Le maintien des places d'urgence est une avancée tout à fait importante", a réagi vendredi 21 mai sur franceinfo Pascal Brice, le président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

franceinfo : Que pensez-vous de ces décisions ?

C'est la garantie qu'à la fin de la trêve hivernale aucune personne ne pourra être remise à la rue. Cela augure, je l'espère, d'un changement d'approche. Plutôt que d'être dans l'urgence, il faut être dans une approche durable de l'hébergement des personnes à la rue. Le maintien des places d'urgence est une avancée tout à fait importante.

Les expulsions devront être assorties d'une proposition de relogement ou d'hébergement. Est-ce que cela va être possible ?

La mobilisation doit se poursuivre en tirant les enseignements de la crise sanitaire, en faisant en sorte qu'il n'y ait personne à la rue. Je considère que nous avons l'acquis de la crise sanitaire. 200 000 personnes en hébergement d'urgence dans notre pays, c'est un niveau jamais atteint grâce à la mobilisation des pouvoirs publics et des associations. Il faut que nous puissions poursuivre et que nous soyons vigilants sur les expulsions parce qu'il y a des familles fragilisées. Nous avons proposé d'engager une approche plus durable des questions d'accompagnement social de celles et ceux qui sont à la rue.

Faut-il accélérer l'attribution des logements sociaux ?

C'est un enjeu lourd. Il faut d'abord pouvoir construire plus. Le gouvernement s'est fixé des objectifs pour augmenter la construction des logements sociaux, il faut que cela soit fait. Il faut que collectivement nous fassions en sorte que les personnes à la rue puissent passer plus directement dans les logements. Cela reste un objectif de négociations.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Mal-logement

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.