"Le service public de secours est malade" : les pompiers déposent un préavis de grève à partir de mercredi et jusqu'au 31 août

Les soldats du feu français, dont le nombre d’interventions est en hausse, ont écrit au ministre de l’Intérieur pour réclamer des moyens supplémentaires. 

Des pompiers en grève à Limoges (Haute-Vienne), le 17 septembre 2018.
Des pompiers en grève à Limoges (Haute-Vienne), le 17 septembre 2018. (MAXPPP)

Les pompiers en ont ras le casque. Sept syndicats de la profession ont déposé un préavis de grève, dimanche 23 juin, pour demander plus de moyens face à une augmentation de leurs interventions. Il s'étale sur deux mois, du 26 juin au 31 août. "Le service public de secours est malade, on veut alerter les Français", a déclaré à l'AFP André Goretti, le président de la Fédération autonome des sapeurs pompiers professionnels, premier syndicat chez les 40 000 pompiers professionnels.

Ces sept syndicats, qui représentent plus de 85% de la profession, ont adressé un courrier au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, mercredi, dans lequel ils dénoncent "un déni de dialogue social" et "les politiques et projets néfastes du gouvernement". Ils demandent notamment le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique, la revalorisation de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risque, ainsi que "le recrutement massif d'emplois statutaires".

Il y a un profond malaise au sein de la profession. Nous devons répondre à une sur-sollicitation avec de moins en moins d'effectifs et de moyens.André Goretti, leader syndical chez les pompiersà l'AFP

André Goretti constate que les pompiers doivent "assumer de plus en plus de missions qui ne relèvent pas de nos compétences, à cause des manquements des services de l'Etat". Même en cas de grève, les pompiers ont une obligation de service minimum. C'est-à-dire l'obligation de porter secours.