Intermittents : un régime dérogatoire et subventionné

Alors que les intermittents manifestent contre la réforme de leurs indemnités chômage, Jean-Paul Chapel est sur le plateau de France 2 pour décortiquer leur régime spécial.

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France 2

Les intermittents sont dans la rue. Ils occupent des lieux culturels un peu partout en France pour protester contre la réforme de leur régime. Un régime dérogatoire, qui "est réservé aux professionnels du spectacle. Un intermittent qui travaille pendant 507 heures peut toucher des allocations chômage pendant huit mois. C'est un système plus généreux que le régime général où il faut travailler quatre mois pour avoir quatre mois d'indemnités", explique Jean-Paul Chapel, sur le plateau de France 2.

Un secteur subventionné

Il y a environ 250 000 artistes et techniciens intermittents, mais seulement une moitié touche le chômage. "Les autres ne travaillent pas suffisamment. Ce régime est déficitaire, et dans le passé, il n'a été réformé qu'à la marge. 1992, 2003, 2014 : les étés se suivent et se ressemblent, à chaque fois, des festivals ont été annulés. L'État a dû mettre la main à la poche, la preuve que ce secteur a besoin d'être subventionné", ajoute le journaliste.

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