Grève du 5 décembre : les enseignants au premier rang contre la réforme des retraites

Les enseignants seront parmi les plus mobilisés, jeudi 5 décembre contre la réforme des retraites.

Jean-Michel Blanquer lors d\'une conférence de presse au rectorat de Paris le 4 décembre 2019 pour un point sur la mobilisation des enseignants dans la perspective du mouvement contre la réforme des retraites
Jean-Michel Blanquer lors d'une conférence de presse au rectorat de Paris le 4 décembre 2019 pour un point sur la mobilisation des enseignants dans la perspective du mouvement contre la réforme des retraites (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, le reconnaît lui-même : il faut s'attendre à une très forte mobilisation du personnel enseignant à partir du 5 décembre. 

55% de grévistes dans les écoles primaires, selon les chiffres de l'administration qui se base sur les déclarations d'intention que doivent remplir les professeurs des écoles. C'est à Paris que le taux de grévistes sera le plus important :  au moins 78% dans le premier degré. Il n y aura aucun enseignant dans environ la moitié des écoles de la capitale, 300 sur 650. Moins de certitudes sur la mobilisation dans les collèges et lycées, car les professeurs du second degré ne sont pas tenus de se déclarer à l'avance. Mais au ministère, on évoque la fourchette de 30 à 50% de grévistes.

La logique globale du système universel amènerait une perte conséquente pour les enseignants.Stéphane Crochet, SE-UNSAà franceinfo

La mobilisation sera très importante aussi en banlieue parisienne, et dans les académies de Rennes, Montpellier, Aix-Marseille. Les enseignants ne semblent pas accorder trop de crédit à leur ministre de tutelle, qui déclarait mercredi matin que "les pensions ne baisseront pas (…) Tout le calcul va être d'améliorer rémunérations de telles façon que les pensions ne baissent pas."
Le secrétaire général du Syndicat des enseignants SE-UNSA, Stéphane Crochet, justifie cette méfiance : "Cela fait des mois que l'exécutif fait des annonces, des promesses (...) et n'arrive pas à convaincre ni de la justice ni du progrès qui seraient portés par ce projet de réforme."

De son côté, le syndicat SNES prévoit qu'au moins six enseignants sur dix cesseront le travail demain.