Grève du 5 décembre : Extinction Rebellion revendique le sabotage de trottinettes "briseuses de grève"

Le mouvement, connue pour son engagement pour le climat, veut dénoncer l'impact écologique de ces engins et leur utilisation pour "briser" la grève.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un homme sur sa trottinette électrique, le 17 octobre 2019 à Bordeaux (Gironde). (VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS / AFP)

Le groupe activiste Extinction Rebellion (XR) a revendiqué, jeudi 5 décembre, la "mise hors service" de 3 600 trottinettes électriques en libre-service, pour dénoncer leur impact écologique et soutenir la grève contre la réforme des retraites. L'opération a été menée à Paris (2 020 engins mis hors d'usage selon XR), Lyon (1 500) et Bordeaux (90), "en recouvrant leur QR code pour les rendre inutilisables" en empêchant le déblocage des appareils à l'aide du smartphone de l'utilisateur, a indiqué XR dans un communiqué. Il ne s'agit donc pas d'une dégradation permanente.

>> Perturbations, manifestations, réactions, trafic...  Suivez en direct la grève du 5 décembre et les dernières informations ici

"Contrairement à leur image de mode de déplacement doux et vert, les trottinettes électriques sont une catastrophe écologique", insiste XR. Les militants pointent leur production "énergivore", leur faible durée de vie – un problème dont franceinfo vous avait déjà parlé via #AlertePollution – le coût énergétique de leur transport pour les recharger, le faible taux de recyclage de leurs batteries au lithium ou le fait qu'elles remplaceraient plus des déplacements à pied qu'en voiture. En outre, XR dénonce leur utilisation comme "briseuses de grève", à l'occasion du conflit massivement suivi dans les transports, citant par exemple un partenariat RATP-opérateurs pour "proposer d'autres modes de transport".

Le mouvement, qui prône la désobéissance civile non-violente face à l'inaction climatique des gouvernements, promet de "renouveler cette opération jusqu'à mettre ces jouets des capitalistes verts hors de nos villes", qu'il souhaite "plus conviviales, moins rapides, avec des rapports humains apaisés, des transports doux et réellement écologiques". Les services – controversés – de trottinettes en libre-service se sont développés à grande vitesse depuis un an dans les grandes villes.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.