Colère des pompiers : "On aimerait avoir de la reconnaissance et pas uniquement avec des médailles sur les cercueils", dénonce le syndicat Sud-SDIS

L'adjudant Didier Dupir campe sur la place de la République à Paris depuis lundi. Il a détaillé les revendications des pompiers sur franceinfo. 

Les tentes des pompiers sur la place de la République à Paris, le 2 décembre 2019. 
Les tentes des pompiers sur la place de la République à Paris, le 2 décembre 2019.  (Jerome Leblois / Hans Lucas)

Entre 10 et 20 pompiers professionnels ont commencé à camper sur la place de la République à Paris, lundi 2 décembre. Ils dénoncent notamment le manque d'effectifs. "On aimerait avoir de la reconnaissance et pas uniquement avec des médailles sur les cercueils, à titre posthume", a déclaré mardi sur franceinfo l'adjudant Didier Dupir, venu de Lyon, membre du syndicat Sud-SDIS dans le Rhône.

"Les pompiers sont à bout de souffle"

Didier Dupir a détaillé les revendications portés par les pompiers : "Cela concerne premièrement les effectifs. On constate que depuis une dizaine d'années, l'augmentation des interventions est exponentielle, alors que les effectifs stagnent ou diminuent. Les pompiers sont à bout de souffle, assure-t-il. Le deuxième point, ce sont les agressions. Une toutes les trois heures. Le troisième point, c'est la reconnaissance, cela passe par la revalorisation de la prime de feu, qui n'a pas été revalorisée depuis le début de l'année", poursuit le pompier. 

Il décrit une atmosphère "bon enfant", place de la République : "On dort sur place. On a des grandes tentes bleu blanc rouge, bien identifiables, avec des lits de camp. La population parisienne est vraiment sympathique. Ce matin, des gens sont venus nous apporter des croissants". Didier Dupir explique que mardi les pompiers vont faire une démonstration des gestes de secours. "En plus de nos revendications, on est vraiment là pour expliquer à la population quel est notre métier. Maintenant, nous avons besoin d'elle, nous qui leur fournissons notre aide, 365 jours par an", conclut-il.