Des pompiers installent un campement à Paris pour dénoncer leurs conditions de travail

Un syndicat de pompiers appelle à une occupation de la place de la République pour dénoncer les conditions de travail des soldats du feu.

Des pompiers s\'installent place de la République à Paris pour dénoncer le manque d\'effectifs et de reconnaissance, le 2 décembre 2019.
Des pompiers s'installent place de la République à Paris pour dénoncer le manque d'effectifs et de reconnaissance, le 2 décembre 2019. (JEROME LEBLOIS / HANS LUCAS)

Ils entendent tenir jusqu'à la grève du 5 décembre. Entre 10 et 20 pompiers professionnels ont commencé lundi 2 décembre à camper sur la place de la République à Paris, à l'initiative du syndicat Sud-SDIS, pour dénoncer le manque d'effectifs et de reconnaissance face à l'augmentation des demandes d'assistance.

Arrivés en début d'après-midi sur la place de la République, les sapeurs-pompiers venus de différents départements ont monté trois barnums aux couleurs du drapeau tricolore, et une tente de camping rouge dans laquelle ils entendent rester toute la semaine. Ils veulent en profiter pour "expliquer à la population quelles sont nos difficultés au quotidien pour assurer un service digne de ce nom", décrit Jean-Pierre Darmuzey, secrétaire général du syndicat en Gironde.

"On est toujours combatifs"

Les pompiers répondent aux questions des passants, font essayer leur casque... et improvisent une cagnotte qu'ils destinent à l'Oeuvre des Pupilles. Un hommage aux trois secouristes disparus dans un accident d'hélicoptère alors qu'ils intervenaient face aux intempéries dans les Bouches-du-Rhône.

"On est toujours combatifs, et même encore plus après la manifestation d'octobre où ils [les forces de l'ordre ndlr] nous ont gazés alors qu'on n'avait rien fait", explique une pompière à Condom dans le Gers, en référence à la manifestation des pompiers professionnels du 15 octobre pour une revalorisation salariale, marquée par des échauffourées et des tensions. 

Aux côtés des uniformes bleus marines, des dizaines de "gilets jaunes" venus les soutenir, et pour certains, leur apporter du thé et du café.