Grèves : une semaine à risque pour l'Élysée

Anne Bourse se trouve en direct du palais de l'Élysée à Paris afin de commenter la réaction de l'exécutif face aux grèves à venir.

France 3

On peut parler de mardi noir avec les grèves prévues ce 3 avril. Comment cela est-il perçu et géré par le gouvernement ? "Le message envoyé reste celui de la détermination : écouter mais ne pas reculer. Fort de sa victoire avec les ordonnances de la loi travail, le président de la République continue à jouer sa capacité à réformer. C'est le message martelé par la majorité. Certains n'hésitant pas à employer le terme de 'gréviculture' pour dénoncer le mouvement à la SNCF", rapporte Anne Bourse en direct du palais de l'Élysée à Paris.

Gagner la bataille de l'opinion

Mais le gouvernement n'est pas aussi tranquille qu'il veut bien le dire. "Il a lâché du lest en annonçant que, cette fois, il n'aurait pas recours aux ordonnances et que le statut des cheminots serait maintenu, même s'ils passaient dans le privé. Pour Emmanuel Macron, pas question de monter en première ligne. Il laisse le Premier ministre négocier. Avec cette grève prévue pour durer et la multiplication des mouvements sociaux, l'exécutif court le risque qu'au bout d'un moment les Français se retournent contre le gouvernement et lui demandent des explications. La détermination du président de la République ne suffira peut-être pas à gagner la bataille de l'opinion. Il devra aussi faire preuve d'habileté", analyse la journaliste.

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le président, Emmanuel Macron, à Paris, le 23 mars 2018.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le président, Emmanuel Macron, à Paris, le 23 mars 2018. (PHILIPPE WOJAZER // REUTERS)