Grève à la SNCF : les gares parisiennes font de la résistance

Alors que le mouvement s'éteint partout en France, le mouvement se poursuit dans les gares d'Austerlitz, Montparnasse, de l'Est, du Nord et Saint-Lazare. 

Un employé de la SNCF aide des voyageurs lors de la grève, à la gare Montparnasse, à Paris, le 20 juin 2014.
Un employé de la SNCF aide des voyageurs lors de la grève, à la gare Montparnasse, à Paris, le 20 juin 2014. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Il reste encore des irréductibles en Ile-de-France. Les cheminots encore en grève dans les gares parisiennes ont reconduit lundi 23 juin leur mouvement de 24 heures, jusqu'au vote solennel prévu mardi à l'Assemblée nationale de la réforme ferroviaire qu'ils contestent, selon les informations recueillies auprès de SUD-Rail. En dehors de l'Ile-de-France, la grève s'est éteinte depuis vendredi quasiment partout. En Picardie, la CGT-Cheminots, majoritaire, a appelé lundi matin à la suspension du mouvement.

Dans les gares d'Austerlitz, Montparnasse, de l'Est, du Nord et Saint-Lazare, les assemblées générales de grévistes ont toutes décidé de poursuivre leur grève entamée il y a près de quinze jours. Les grévistes ont même prévu d'aller manifester à Paris mardi. A la gare de Lyon (zone Sud-Est), les cheminots ont voté dès vendredi la reprise du travail, comme la plupart des sites en France.

"D'autres modalités d'action"

Rive gauche en revanche, une écrasante majorité a reconduit la grève à Austerlitz, avec 63 votants sur 67, selon Christophe Fargallo, délégué SUD. Une décision similaire a été prise à Montparnasse. Le site de Masséna a, en revanche, levé la grève. "On n'a rien gagné du tout, rien de plus. Pour les petits jeunes, c'est dur", mais "on va exprimer encore mardi notre mécontentement contre le gouvernement et la pression médiatique", explique Christophe Fargallo.

Si la grève a été reconduite à la gare de l'Est à une très grande majorité, elle a été toutefois levée à l'atelier de maintenance de Pantin et à Vaires-sur-Marne, selon Sébastien Lasseau, délégué SUD à la gare de l'Est. "Peut-être que demain [mardi], se posera la question d'autres modalités d'action pour combattre cette réforme", estime ce délégué. La gare de Saint-Lazare a, elle aussi, reconduit jusqu'à mardi le mouvement, de même qu'à Achères, pour "montrer qu'on n'est de toute façon pas du tout d'accord avec la réforme proposée", a indiqué Philippe Guiter, délégué à Saint-Lazare. La gare du Nord (zone Nord) a pris le même chemin.