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Grève des médecins : "Il n'y a aucun bon moment pour faire la grève", martèle une psychiatre

En visite mercredi 27 décembre à l'hôpital d'Annecy, le ministre de la Santé a jugé la grève "malvenue en cette période d'extrême difficulté pour le système de santé".
Article rédigé par France Info
Radio France
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Une manifestante lors d'une mobilisation de médecins devant le ministère de la Santé, le 1er décembre 2022. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

"Il n'y a aucun bon moment pour faire la grève", dénonce Noëlle Cariclet, psychiatre en Île-de-France, porte-parole du collectif Médecins pour demain, alors que la grève chez les médecins débutée lundi 27 décembre se poursuit jusqu'au 2 janvier. Elle réagit aux propos du ministre de la santé François Braun en visite mercredi matin à l'hôpital d'Annecy, en Haute-Savoie, qui juge la grève "malvenue en cette période d'extrême difficulté pour le système de santé".

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"Nous regrettons de devoir la faire faute de discussions", a-t-elle expliqué sur franceinfo. La principale revendication porte sur une revalorisation du tarif de la consultation de 25 euros à 50 euros. "Nous avons tout fait pour essayer de trouver un dialogue, pour faire changer les choses, sans résultat", a-t-elle précisé. "Le coup de pression, c'est maintenant, ce n'est pas en mars quand tout sera entériné", a protesté la porte-parole du collectif Médecins pour demain. Au sujet des discussions entamées avec le ministre de la Santé, elle répond : "Nous sommes venus avec des propositions, nous avions énormément d'espoir et, malheureusement, nous n'avons plus aucune nouvelle depuis."

"Depuis deux mois, les négociations sont au point mort."

Noëlle Cariclet, collectif Médecins pour demain

à franceinfo

Alors que certains services sont actuellement saturés, et que les patients sont face à des files d'attente gigantesques aux urgences, la psychiatre dénonce une mauvaise prise en charge continue, sur l'ensemble de l'année : "Les patients en pâtissent toute l'année. C'est l'effondrement du système de santé dans sa globalité." "Nous dénonçons le fait que nous sommes dans un mode de santé dégradé, que les patients sont en danger toute l'année. C'est un combat pour nos patients", a-t-elle conclu.

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