Grève des aéroports : vers un service minimum dans les airs, aussi

L'Assemblée nationale examinera une proposition de loi le 24 janvier, qui obligera les grévistes à se déclarer 48 heures à l'avance - comme dans les transports terrestres. Annonce faite par Bernard Accoyer, à un moment où la grève des agents de sûreté commence à durer.

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Le ministre chargé des transports, Thierry Mariani, l'avait réclamée publiquement vendredi ; Bernard Accoyer accède aujourd'hui à sa demande : la proposition de loi de l'UMP Eric Diard, sur le service minimum dans le transport aérien, sera examinée à l'Assemblée nationale le 24 janvier.

Cette loi vise à rendre obligatoire, comme à la SNCF ou à la RATP, la déclaration individuelle d'intention de faire grève 48 heures à l'avance, dans les entreprises ou établissements qui concourent directement au transport aérien de passagers.

Pourquoi une telle loi n'existe-t-elle pas déjà ? Parce que, comme Eric Diard l'a rappelé, "le transport aérien n'est pas une mission de service public" . CQFD. Et le député de préciser qu'il a présenté sa proposition de loi en octobre, bien avant le conflit des agents de sûreté, qui perturbe le trafic aérien depuis vendredi.

La grève actuelle, justement. Le gouvernement a laissé aux deux médiateurs nommés hier jusqu'à la mi-journée pour trouver une solution. Après... La ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est faite menaçante : "si la situation ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée" . Qui pourrait aller jusqu'à la réquisition de personnel. Quant au ministre de l'Intérieur, il précise dans un communiqué que les forces de l'ordre se substitueront aux grévistes "si besoin"...

La grève touche essentiellement les aéroports de Roissy et de Lyon.