Urgences : l'Association des médecins urgentistes de France rejoint la grève

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a présenté lundi un plan de quelque 750 millions d'euros. Et l'exécutif ne prévoit pas de mesures supplémentaires dans l'immédiat, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

Patrick Pelloux, le président de l\'Association des médecins urgentistes de France, lors de l\'assemblée général du collectif Inter-urgences, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 10 septembre 2019.
Patrick Pelloux, le président de l'Association des médecins urgentistes de France, lors de l'assemblée général du collectif Inter-urgences, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 10 septembre 2019. (MAXPPP)

Malgré le plan de quelque 750 millions d'euros dévoilé par la ministre de la Santé, la grève dans les services d'urgences ne s'essouffle pas. L'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a annoncé, jeudi 12 septembre, rejoindre le mouvement de protestation. Il s'agit de la première organisation de médecins à rallier le mouvement. "On n'est pas du tout d'accord" avec les mesures dévoilées par le gouvernement, a déclaré devant la presse Patrick Pelloux, président de l'Amuf. "Cet argent est totalement inadapté", a-t-il ajouté.

Après six mois de mobilisation, le collectif Inter-urgences a voté, mardi, en faveur d'une nouvelle journée d'actions le 26 septembre prochain. Il continue de réclamer des "réouvertures de lits", des "recrutements à la hauteur des besoins" ainsi qu'une "augmentation de 300 euros nets mensuels pour tous les hospitaliers".