Urgences : Agnès Buzyn dévoile une première série de mesures

D'autres annonces suivront la semaine prochaine, a averti Mme Buzyn, qui recevra le 9 septembre "tous les acteurs du secteur", des syndicats et fédérations hospitalières aux représentants des médecins libéraux et du collectif Inter-Urgences.

Agnès Buzyn, le 21 août 2019. 
Agnès Buzyn, le 21 août 2019.  (MAXPPP)

"Admission directe" pour les personnes âgées et "vidéo-assistance" dans tous les Samu : Agnès Buzyn a dévoilé, lundi 2 septembre, une première salve de mesures pour "améliorer la situation" de services d'urgence "en surchauffe", en attendant une deuxième série d'annonces la semaine prochaine. "On a besoin de trouver une solution de fond, pas juste de soigner le symptôme, cette fièvre ressentie au niveau de l'activité des urgences", a-t-elle déclaré lors d'une visite au CHU de Poitiers (Vienne).

La ministre a ainsi annoncé une batterie de "mesures qui fonctionnent, qui sont consensuelles (et) remontées du terrain" dans le cadre de la mission confiée en juin au chef du Samu de Paris, Pierre Carli, et au député (LREM) de Charente Thomas Mesnier. Ainsi, pour "réduire au maximum les passages des personnes âgées" aux urgences, elle entend ainsi généraliser "des filières d'admission directe", promettant à la clé "une incitation financière, une forme de bonus aux hôpitaux qui (les) mettront en place".

Video assistance et prime de coopération

La ministre souhaite également développer "une vidéo-assistance entre les Ehpad et le Samu", pour éviter des hospitalisations en cas de "pathologies bénignes". Elle entend par ailleurs s'appuyer sur les médecins libéraux : les Samu seront autorisés à envoyer une ambulance vers un cabinet de ville ou une maison de santé, où pourront être réalisés une consultation et certains examens médicaux sans avance de frais, pour que les patients y "trouvent le même avantage qu'à aller aux urgences".

Les personnels paramédicaux des urgences auront en outre le droit de "faire des gestes qu'ils ne peuvent pas faire aujourd'hui", comme "prescrire de la radiologie (ou) faire des sutures", ce qui leur permettra de toucher une "prime de coopération" de 80 euros net par mois. A plus long terme, le nouveau métier d'infirmier de pratique avancée, avec des compétences élargies, sera étendu à la spécialité "urgences", avec de premières formations à partir de l'automne 2020, et de premiers soignants diplômés en 2022.

D'autres annonces suivront la semaine prochaine, a averti Mme Buzyn, qui recevra le 9 septembre "tous les acteurs du secteur", des syndicats et fédérations hospitalières aux représentants des médecins libéraux et du collectif Inter-Urgences.