VIDEO. La relocalisation, ça marche

Le gouvernement veut inciter les industriels français à rester ou à revenir en France. C'est le cas du président de la fonderie Loiselet. Parti en Chine en 2001, il s'est réimplanter à Dreux en 2012.

France 2 - Josselin Debraux et Guillaume Michel

Le gouvernement veut encourager le patriotisme économique des industriels français. Vendredi 14 juin, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé le lancement d'un site internet pour aider les PME qui souhaitent relocaliser leur production en France.

Baptisé Colbert 2.0, le logiciel d'aide à la relocalisation, qui sera opérationnel en juillet, se présente comme un outil "d'auto-diagnostic" permettant à une entreprise de mesurer son "potentiel de relocalisation" en répondant à une série de questions simples, comme le détaille Le Nouvel Observateur. France 2 a rencontré un entrepreneur français qui a fait le choix de partir... et de revenir. Et la rentabilité de son entreprise n'en a pas pâti.

En 2001, Sylvain Loiselet a délocalisé sa fonderie à Tianjin, au sud de Pékin. Il espérait produire moins cher. Mais il a vite déchanté. Le transport maritime de sa production lui coûtait un million d'euros par an. Et certaines pièces chinoises présentaient des défauts. En 2012, il a relocalisé son entreprise, à Dreux, dans l'Eure-et-Loir. Il a investi 15 millions d'euros dans de nouvelles machines pour automatiser sa production, ce qui lui a permis de réduire ses coûts salariaux. Les 600 ouvriers chinois ont été remplacés par 84 salariés.

La fonderie Loiselet, à Dreux (Eure-et-Loir), en juin 2013.
La fonderie Loiselet, à Dreux (Eure-et-Loir), en juin 2013. ( FRANCE 2 / FRANCETV INFO)