Ouverture des commerces alimentaires à Paris le dimanche matin : "Ça donne un peu plus de flexibilité"

Depuis dimanche, les commerces alimentaires parisiens peuvent ouvrir le dimanche matin sans être obligé de respecter un jour de fermeture dans la semaine. Cette nouveauté réjouit les clients et les commerçants mais les syndicats sont inquiets. 

Depuis le dimanche 22 octobre, les commerces alimentaires de Paris peuvent être ouvert le dimanche matin sans compenser par un jour de fermeture en semaine. (Photo d\'illustration)
Depuis le dimanche 22 octobre, les commerces alimentaires de Paris peuvent être ouvert le dimanche matin sans compenser par un jour de fermeture en semaine. (Photo d'illustration) (PASCAL PAVANI / AFP)

Depuis dimanche 22 octobre, les commerces alimentaires parisiens ont le droit d'être ouvert le dimanche matin, sans compenser en étant fermés un autre jour de la semaine. Jusqu'ici, ceux qui souhaitaient lever le rideau le dimanche matin étaient contraints de se conformer à un arrêté, pris en 1990. Il a été abrogé cet été par la préfecture. Les supérettes, épiceries et autres supermarchés ont donc désormais la possibilité d'être ouverts 6,5 jours par semaine. La fin de cette spécificité parisienne est un très mauvais signal, d'après les syndicats.

Une adaptation à la pratique courante

Pour certains parisiens croisés à la caisse des magasins alimentaires, la mesure fait sourire. "Il était déjà ouvert il y a six mois !", s'étonne un client à la sortie de son supermarché. Dans les faits, beaucoup d'enseignes ouvraient effectivement déjà le dimanche matin, sans jour de fermeture en semaine. Désormais, elles pourront lever le rideau en toute légalité, 6,5 jours par semaine. "C'est très bien !", se félicite une cliente en apprenant la nouvelle. La plupart des particuliers y voient la possibilité d'être plus libres pour faire leurs courses. Pour cette autre cliente, c'est une aubaine "surtout pour les gens qui travaillent, ça donne un peu plus de flexibilité".  

Les commerçants se frottent eux aussi les mains. Pour Claude Boulle, président de l'Union du grand commerce de centre-ville (UCV), c'est une façon de mettre un terme à l'hypocrisie et de se défendre face à la concurrence. "C'est une bonne nouvelle parce que le commerce physique est désormais très concurrencé par internet", constate-t-il.

Nous pensons que la vraie réponse, c'est d'améliorer le service et donc d'avoir des horaires d'ouverture qui correspondent aux besoins des clients.Claude Boulle, président de l'Union du grand commerce de centre-ville (UCV)à franceinfo

Mais les syndicats, eux, ne sont pas forcément ravis de cette nouveauté. Si plusieurs enseignes de grandes surfaces assurent que la suppression de l'arrêté va favoriser les créations d'emplois, Céline Carlen, secrétaire générale de l'union syndicale CGT du commerce de Paris, n'en croit pas un mot : "Elles n'ont déjà pas eu lieu dans les zones géographiques où il est autorisé d'ouvrir le dimanche, elles n'auront pas lieu ici puisqu'elles ne sont pas du tout obligatoires, dans ce type d'ouverture." D'après le syndicat, cela ouvre un peu plus la brèche vers l'ouverture des commerces le dimanche.