Bercy autorise le rachat de la branche énergie d'Alstom par General Electric

Ce projet d'alliance entre le conglomérat américain et le groupe français, soutenu par la direction d'Alstom depuis juin, a été validé mercredi par le ministère de l'Economie.

Un ingénieur travaille sur une pompe-turbine au centre de technologie et d\'énergie hydraulique, à Grenoble (Isère), le 8 octobre 2014.
Un ingénieur travaille sur une pompe-turbine au centre de technologie et d'énergie hydraulique, à Grenoble (Isère), le 8 octobre 2014. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

L'opération est prévue pour le printemps 2015. Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a donné son accord, mercredi 5 novembre, pour le rachat des activités énergétiques d'Alstom par l'Américain General Electric, annonce Bercy dans un communiqué. Il valide ainsi le projet d'alliance auquel la direction d'Alstom s'était déjà déclarée favorable, en juin. 

Une transaction estimée à 12,35 milliards d'euros

"Emmanuel Macron (...) a accordé aujourd'hui son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d'investissement en France avec Alstom et la constitution d'une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l'énergie", selon un communiqué du ministère de l'Economie.

En pleine bataille pour le rachat du pôle énergie d'Alstom, que convoitait également le tandem Siemens-Mitsubishi Heavy Industries, le gouvernement s'était doté le 14 mai d'un décret élargissant notamment à l'énergie et aux transports son droit de veto en cas de visées étrangères sur des entreprises stratégiques françaises.

Le conglomérat américain GE a mis 12,35 milliards d'euros sur la table pour racheter l'essentiel des activités énergétiques d'Alstom, qui représentent 70% du chiffre d'affaires du groupe français. L'équipementier, qui fabrique les TGV, créera aussi avec GE trois coentreprises détenues à parité dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et les turbines à vapeur. Dans le même temps, il va lui racheter son activité de signalisation ferroviaire pour renforcer son pôle transport, sur lequel il entend se recentrer à l'avenir.