Glyphosate : la condamnation de Monsanto dans le procès intenté par un retraité malade d'un cancer confirmée en appel

Edwin Hardeman a été un des premiers plaignants à attaquer Monsanto en justice, accusant l'herbicide Roundup qu'il avait utilisé de provoquer un cancer.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Edwin Hardeman, plaignant atteint d'un cancer qui a attaqué Monsanto, s'exprime lors d'une conférence de presse à San Francisco (Etats-Unis) le 27 mars 2019. (JULIE CHARPENTRAT / AFP)

La justice américaine a confirmé vendredi 14 mai la condamnation de Monsanto, racheté par le groupe allemand Bayer, dans le procès intenté par un retraité malade d'un cancer qu'il attribue à l'utilisation du désherbant Roundup. La cour d'appel de San Francisco a en effet refusé de revenir sur le cas d'Edwin Hardeman, comme le demandait Bayer, entérinant la condamnation du groupe à payer 25 millions de dollars de dommages et intérêts au retraité.

Edwin Hardeman, qui avait été diagnostiqué d'un lymphome non hodgkinien en 2015, attribue sa maladie à l'utilisation régulière du désherbant au glyphosate. Il a été un des premiers plaignants à attaquer Monsanto en justice, accusant l'herbicide qu'il avait utilisé sur sa grande propriété pendant 25 ans, de provoquer un cancer, et le groupe Monsanto de tromper les utilisateurs en affirmant que le produit au glyphosate était inoffensif.

Les juges "ont confirmé le jugement du tribunal de district en faveur d'Edwin Hardeman dans son action alléguant que le pesticide Roundup de Monsanto a causé son lymphome", dit l'arrêt qui rappelle que "depuis 2015 des milliers de victimes de cancer ont poursuivi Monsanto devant les tribunaux d'Etat comme fédéraux". Le groupe s'est dit "déçu" par le jugement et affirme continuer de "poursuivre toutes les options légales, y compris de soumettre le cas à la Cour suprême".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monsanto

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.