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L'Etat promet d'aider Neo Sécurité à sauver ses 5 000 salariés

La présidence assure qu'elle "mettra tout en œuvre pour assurer la pérennité des emplois et des activités de l'entreprise" mais en échange d'un "plan d'amélioration de la gestion".

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France Télévisions
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Contrôle de sécurité à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), le 10 septembre 2004. (JEAN AYISSI / AFP)

A dix jours du second tour de l'élection présidentielle, le sort de Neo Sécurité, où 5 000 emplois sont menacés, préoccupe. Le numéro deux de la sécurité en France s'est déclaré, mardi 24 avril, en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris. Jeudi, l'Elysée a promis une aide de l'Etat sous certaines conditions. Après plusieurs déclarations des candidats sur le sujet, FTVi revient sur ce dossier qui a fait irruption dans la campagne.

• En difficulté dès l'origine

Neo Sécurité, qui travaille par exemple pour l'ambassade des Etats-Unis à Paris, le parc Disneyland Paris à Marne-La-Vallée, la base de sous-marins de Cherbourg..., a été constitué en 2009 par un ancien dirigeant de la Brink's. Ce dernier a repris les activités françaises, très déficitaires, du groupe britannique G4S. Une restructuration était prévue pour atteindre un retour à l'équilibre d'exploitation au premier trimestre 2013. Mais elle a pris du retard. Résultat, l'entreprise a été placée en procédure de sauvegarde en mars 2011.

Les déboires du groupe ont été aggravés par le fait que le fonds d'investissement IPE, qui devait apporter 25 millions d'euros en échange de 70% du capital, a changé d'avis. Le repreneur a préféré jeter l'éponge début avril après un examen approfondi des comptes.

• Pourquoi est-ce un enjeu de taille ?

Selon Les Echos, "les conséquences de la faillite du groupe seraient autrement plus lourdes que dans les dossiers qui ont jusqu'à présent mobilisé les pouvoirs publics", car le groupe emploie 5 000 personnes. Bien plus que les centaines ouvrières de Lejaby ou les 1 500 salariés de Sernam. Par ailleurs, Neo Sécurité réalise 200 millions d'euros de chiffres d'affaires.

• L'Elysée prêt à faire un effort contre un "plan d'amélioration de la gestion"

"L'Etat mettra tout en œuvre pour assurer la pérennité des emplois et des activités de l'entreprise" spécialisée dans la sécurité des sites sensibles, assure la présidence dans un communiqué publié au lendemain d'une rencontre entre les syndicats de Neo Sécurité et le secrétaire général de l'Elysée, Xavier Musca.

Le texte précise que l'Etat serait notamment prêt à "mobiliser les structures d'appui au financement en fonds propres des entreprises". En contrepartie, l'Elysée réclame un "plan d'amélioration de la gestion" de la société, qualifiée de douteuse par les syndicats. 

• De nouveaux investisseurs

"Oui, de nouveaux investisseurs sont aujourd'hui pressentis", a déclaré jeudi le ministre du Travail, Xavier Bertrand. "Ils sont d'accord, ils ont rencontré [mercredi] le secrétaire général de l'Elysée pour faire un point précis", a souligné le ministre. Mais il a refusé de révéler leurs noms "tant que ce n'est pas fait".

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