"Ça me met en colère !" : le ministre de l'Économie accueilli sous les huées des salariés de General Electric à Belfort

Bruno Le Maire a été à la rencontre des salariés lundi à Belfort.

Des salariés de General Electric devant le site de Belfort, lundi 3 juin 2019. 
Des salariés de General Electric devant le site de Belfort, lundi 3 juin 2019.  (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Bruno Le Maire s'est rendu lundi 3 juin sur le site de General Electric à Belfort, après l'annonce de la suppression de plus de 1 000 postes en France. Il a annoncé sa volonté de créer un comité de suivi du plan social, pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un "plan de liquidation dissimulé", mais les salariés n'ont pas caché leur amertume. Quelques 500 salariés attendaient le ministre de l'Économie devant le site pour l'accueillir sous les cris et quelques huées. Parmi eux Sophie, qui a passé 29 ans chez GE. "Ça me met en colère parce que c'est quand même un site qui a 140 ans. On a des compétences et des savoir-faire. Vive Belfort !", finit-elle par lancer.

"On a quelqu'un qu'on a trouvé impuissant"

À la sortie d'une longue réunion avec l'intersyndicale, Bruno Le Maire adresse un message de fermeté aux dirigeants de General Electric : "GE doit comprendre que le plan social tel qu'il est proposé aujourd'hui ne convient pas. Il peut, et il doit être amélioré."  L'objectif du ministre de l'Économie est de passer sous la barre symbolique des 1 000 départs et d'obtenir un engagement de General Electric à financer, en partie, la recherche de diversification d'activités du site. Une annonce largement insuffisante, estime Karim Matoug, délégué CGT. "On a quelqu'un qu'on a trouvé impuissant", a-t-il réagi. Les syndicats exigent le gel du plan social tant qu'il n'y a de diversifications effectives d'activités. Ils devraient annoncer sous peu de prochaines actions.