Entreprises : le casse-tête de la transmission

La transmission de son entreprise à ses enfants est souvent une épreuve difficile, notamment car les taxes sont aussi élevées qu'en cas de cession à un concurrent.

FRANCE 3

À Nantes, capitale des Pays de la Loire, 3 entreprises sur 4 sont des entreprises familiales. Ici, transmettre sa PME à ses enfants est une suite logique qui se révèle souvent plus compliquée que prévu. Mickaël Cadio arpente les allées de l'entreprise de gros de son père comme s'il en était déjà patron. Si tout se passe bien, à la fin de l'année, il reprendra cette affaire de 150 salariés. Difficile de passer derrière un père qui est aux commandes depuis 27 ans. D'autant qu'avant de diriger l'entreprise, il va falloir la racheter.

La transmission se paie cher

C'est ce détail qui a mis en difficultés Martin d'Hermies. Depuis neuf mois, il est le patron d'une entreprise d'imprimerie sur textiles et objets qui appartenait à son père. Celui-ci n'a conservé qu'une petite part du capital et pour transmettre le reste à ses enfants, la procédure a duré deux ans. Transmettre son entreprise à ses enfants a toujours un coût, notamment fiscal. Chez la famille Cadio, le père et le fils cohabitent. Mickaël est en train d'acheter les parts de son père Jean-Luc.

Vendre ses parts à son fils ou à un concurent est taxé de la même façon. En France, seule 1 entreprise sur 5 se transmet aujourd'hui au sein d'une même famille. C'est trois fois moins que chez nos voisins allemands.

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