VIDEO. Alstom : "Evidemment, les ministères étaient au courant", assure Benoît Hamon

Le candidat à la primaire à gauche, et ancien ministre de l'Education nationale, a mis en cause, mardi sur BFMTV, l'inaction du gouvernement.

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Le gouvernement était-il au courant des annonces d'Alstom concernant le site de Belfort (Territoire de Belfort) ? Non, assure l'exécutif, mardi 13 septembre, notamment via Alain Vidalies, secrétaire d'Etat en charge des Transports. "Ça aurait été un délit d'entrave", s'est-il justifié sur Europe 1, écartant toute faute ou défaut de gestion par le gouvernement. 

"C'est la chronique de l'impuissance volontaire"

Une position qui peine à convaincre Benoît Hamon, candidat à la primaire à gauche. "N’importe quel ministre de l’Industrie ne peut pas découvrir ce qu’il se passe à Alstom, a affirmé, mardi, l'ancien ministre de l'Education nationale sur BFMTV et RMC. Quand on détient 20% du capital d’une entreprise, on a des représentants dans les instances de décision. Et donc forcément, les choix stratégiques et industriels qui sont réalisés, l’Etat les connaissait. On peut donc s’interroger sur la responsabilité de l’Etat, sur le fait de ne pas avoir anticipé une annonce."

"C'est pas sérieux de dire qu'on découvre [les annonces d'Alstom]. Evidemment, les cabinets étaient au courant, évidemment les ministères étaient au courant, a-t-il ajouté. C'est la chronique de l'impuissance volontaire."

Benoît Hamon, candidat à la primaire de gauche, à La Rochelle (Charente-Maritime), le 11 septembre 2016.
Benoît Hamon, candidat à la primaire de gauche, à La Rochelle (Charente-Maritime), le 11 septembre 2016. (CITIZENSIDE / FABRICE RESTIER / AFP)