Les salariés d'Alstom défendent leur usine

Ils ont appelé à la grève, trois cent salariés ont pris tôt ce matin un TGV de Belfort direction Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, c'est là que se trouve le siège du groupe. D'autres salriés venus de toute la France les ont rejoint.

France 3

Il est 6h du matin, les salariés saluent l'arrivée de leur TGV sur le quai de Belfort. Ils sont 300, bien décidés à mettre la pression sur le gouvernement et sur leur direction. "C’est quand même révoltant qu'ils ferment une usine alors que ça fait des années que des générations de travailleurs ont construit des trains. Et puis là, ils nous jettent à la rue comme des malpropres", explique ce salarié d'Alstom.

Toute la France concernée

Tout un symbole, leur TGV a été en partie fabriqué à Belfort, il a été affrété par les collectivités locales pour 52 000 euros. Pour les salariés, il n'était pas question de se déplacer autrement. Dans le Doubs, le TGV embarque une centaine de salariés d'une autre usine. Car le site de Belfort n'est pas le seul à souffrir, d'après les syndicats il manque 30% de commandes dans l'ensemble des usines françaises. À l'arrivée, les salariés se dirigent vers le siège de Saint-Ouen où se tient en ce moment un comité d'entreprise.

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Claude, salarié d\'Alstom de 53 ans, lors d\'une manifestation à Belfort (Territoire de Belfort), jeudi 15 septembre 2016. 
Claude, salarié d'Alstom de 53 ans, lors d'une manifestation à Belfort (Territoire de Belfort), jeudi 15 septembre 2016.  (MARIE-ADELAIDE SCIGACZ / FRANCEINFO)