La Commission européenne interdit la fusion entre Siemens et Alstom

Bruxelles juge ce mariage industriel néfaste pour la concurrence sur le marché ferroviaire à l'intérieur de l'UE.

Deux trains à grande vitesse à la gare de Munich (Allemagne), le 16 juin 2014 : au premier plan, un TGV fabriqué par Alstom, à l\'arrière plan, un ICE fabriqué par Siemens.
Deux trains à grande vitesse à la gare de Munich (Allemagne), le 16 juin 2014 : au premier plan, un TGV fabriqué par Alstom, à l'arrière plan, un ICE fabriqué par Siemens. (LUKAS BARTH / REUTERS)

Bruxelles a interdit, mercredi 6 février, la fusion entre le français Alstom et l'allemand Siemens, qui aurait créé un géant du secteur ferroviaire. Selon un communiqué, la Commission européenne juge ce mariage néfaste pour la concurrence sur le marché à l'intérieur de l'UE. Devançant la Commission européenne, le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, avait dans la matinée fustigé "une erreur économique" et "une faute politique" qui risque, selon lui de "servir les intérêts" de la Chine.

"En l'absence de mesures compensatoires suffisantes, cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation qui assurent la sécurité des passagers et pour les futures générations de trains à très grande vitesse", a justifié la Danoise Margrethe Vestager, commissaire chargée de la concurrence, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Les deux groupes, français et allemand, avaient tenté d'amadouer la Commission européenne en proposant de vendre certaines activités. Mais les cessions d'actifs envisagées, correspondant à 4% du chiffre d'affaires cumulé des deux entités, n'ont pas convaincu.