Fusion Alstom-Siemens : quel avenir pour les salariés ?

Alstom et Siemens vont fusionner pour leur permettre de devenir le groupe européen spécialiste de la construction de trains. Mais les salariés sont inquiets pour leur avenir.

France 2

Alstom vendu à l'Allemand Siemens : les salariés sont inquiets, comme à Belfort (Territoire de Belfort), où sont fabriquées les locomotives de TGV. "On travaille sur la signalisation, et dans le domaine de la signalisation, Siemens est le leader mondial, donc s'il a un choix à faire, il prendra plus ses solutions que les nôtres", craint Jean-Louis Profizi, de la CFE-CGE Alstom Villeurbanne.

Siemens-Alstom : débuts prévus en 2018

Siemens va prendre la majorité du capital, mais le siège de la nouvelle entreprise sera en France, le président sera français et les emplois seront garantis pendant quatre ans. Si à l'Assemblée nationale, le gouvernement a cherché à rassurer, l'opposition craint une nouvelle fois que l'industrie française ne soit bradée, et surtout une disparition d'Alstom au profit de Siemens. L'État a annoncé qu'il allait se retirer du capital d'Alstom d'ici trois semaines. Le nouveau groupe, baptisé Siemens-Alstom, devrait voir le jour fin 2018.

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Des salariés de l\'Alstom sur le site de Belfort (Territoire de Belfort), le 22 février 2017.
Des salariés de l'Alstom sur le site de Belfort (Territoire de Belfort), le 22 février 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)