Débat : doit-on vendre nos fleurons industriels ?

La France est-elle sur le point de céder tous ses fleurons industriels à ses voisins européens ? Ces fusions horripilent les défenseurs du patriotisme économique. D'autres y voient un pas de plus vers une Europe unie face à ses concurrents internationaux.

FRANCE 2

Le drapeau français est de moins en moins présent sur les usines hexagonales. Alcatel, Lafarge, Alstom, STX : des fleurons industriels passés sous pavillons étrangers et considérés pour beaucoup comme autant d'échecs pour l'économie française. "Il faut arrêter. Le marché européen existe : des Français rachètent en Allemagne, des Allemands rachètent en France. Ça n'arrête pas", s'insurge Daniel Cohn-Bendit. Un débat enflammé avec un enjeu : la sauvegarde des emplois industriels français. Au-delà du coup de gueule, une controverse politique entre la droite et le gouvernement.

93 entreprises allemandes rachetées par la France

"L'intérêt de l'industrie, c'est l'intérêt de l'emploi. Et l'industrie européenne, elle ne peut pas être seulement en Allemagne. Moi je veux que l'industrie européenne, elle soit aussi en France", estime Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France. Selon le gouvernement, les grands groupes français doivent devenir européens. Dans cette compétition pour le rachat d'entreprises, la France n'est toutefois pas en reste. L'an dernier, 93 entreprises ont été rachetées par des Français en Allemagne. Pour protéger ses emplois, la France n'hésite donc pas elle aussi à regarder vers ses voisins européens.

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Alstom à Levallois-Perret.
Alstom à Levallois-Perret. (PATRICK KOVARIK / AFP)