Tarifs du gaz et de l'électricité : la CGT dénonce des hausses "pharaoniques" et revendique un retour au service public de l'énergie

Après une augmentation de près de 10% en juillet, le tarif du gaz doit notamment augmenter de près 5,3% en août.

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Radio France
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Illustration d'une cuisiniere à gaz. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

"Pour la CGT, il n'y a rien qui justifie ces hausses", a déploré Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la Fédération nationale des mines et de l’énergie-CGT (FNME-CGT) sur franceinfo concernant la hausse des prix de l'électricité et du gaz à compter du dimanche 1er août. Les tarifs réglementés de vente de l'électricité augmenteront de 0,48%, si le gouvernement suit la proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), tandis que le tarif réglementé de vente (TRV) du gaz naturel vendu par Engie doit augmenter de 5,3%, après une augmentation de près de 10% en juillet, selon le régulateur.

"Dès 2004, on nous annonçait qu'il fallait ouvrir les capitaux des entreprises, déréguler le système pour que cela bénéficie aux usagers, sauf que depuis 2004 on subit pleinement ce marché que ce soit pour l'électricité ou pour le gaz", commente Fabrice Coudour concernant l'ouverture à la concurrence. "Ce sont des augmentations pharaoniques des factures, depuis 2004 les factures de gaz ont doublé", poursuit le syndicaliste.

La CGT "revendique un retour au service public de l'énergie"

"Le fait que les prix soient indexés à un marché, qu'il y ait une concurrence et différents protagonistes sur le système énergétique, cela fait monter les prix", estime le représentant de la FNME-CGT. Selon lui, la fin des tarifs règlementés du gaz prévue au 1er juillet 2023 est "dramatique pour l'usager" car les prix vont "grimper encore". C'est la raison pour laquelle la CGT "revendique un retour au service public de l'énergie, 100% public avec une maîtrise publique".

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