Travailleurs saisonniers : des conditions d'hébergement scandaleuses

Suite au drame de l'incendie de Courchevel (Savoie), quelles sont les règles qui encadrent le travail des saisonniers ainsi que leurs conditions d'hébergement ?

FRANCE 2

La station de Tignes en Savoie compte 3 000 saisonniers, c'est plus que son nombre d'habitants à l'année. Le décor de rêve qu'ils ont choisi pour travailler pendant quatre ou cinq mois cache une autre réalité. Des logements de misère, à prix d'or, que bien peu ont accepté de montrer à France 2 de peur de perdre leur emploi. Avec son compagnon, Delphine partage un 15m2, qu'elle parvient difficilement à chauffer. "Je dors avec ma polaire. Avec l'humidité, nos habits sont moisis. Dans notre salle de bain, on a beaucoup de chance parce qu'il y a de la neige et de la glace", liste-t-elle avec ironie. Elle dit payer un loyer de 800 euros par mois avec un salaire de 1 500 euros nets.

Des pratiques illégales

Des saisonniers vendéens cherchent une solution pour quitter leur colocation, mal-isolée elle aussi. On leur demanderait plusieurs mois de loyers à l'avance, une pratique illégale mais répandue. Dans 8 cas sur 10, les salariés sont logés par leurs employeurs avec des règles imposées par la loi. La majorité des saisonniers préfèrent rester en station, plutôt que de trouver ailleurs, quitte parfois à fermer les yeux sur les conditions de vie.

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La station de ski de La Plagne (Savoie), le 17 janvier 2018.
La station de ski de La Plagne (Savoie), le 17 janvier 2018. (PHILIPPE ROYER / ONLY FRANCE / AFP)