Nord : l'aciérie Ascoval au bord du gouffre

L'aciérie Ascoval, dans le Nord, est à l'arrêt. Les 281 salariés ont appris mardi 23 octobre que le groupe Vallourec, qui détient 40% de l'usine, ne soutiendra pas le projet de reprise.

France 3

C'est un coup dur pour les 281 salariés d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord). Leur aciérie risque de fermer. Réunis devant l'usine dont ils ont bloqué l'accès mardi 23 octobre, les employés sont sonnés. Longtemps patients, les ouvriers sont désormais lancés dans un bras de fer. Depuis plus de trois ans, le sort d'Ascoval est entre les mains de l'État. Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, avait fait une promesse aux ouvriers. En visite sur le site en juin 2015, il s'engage : "Aucune fermeture de site, aucun départ volontaire". Une promesse qu'il réitère une fois élu président.

L'État à la rescousse ?

Mais lundi soir, le groupe Vallourec, qui possède 40% de l’aciérie et dont l'État est actionnaire, a rejeté la demande de soutien financier du seul candidat à la reprise. Mardi matin, la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher, évoquait déjà un reclassement honorable des salariés. Ce soir, son ministre de tutelle Bruno Le Maire assure que l'État est prêt à prendre sa part de l'effort financier. Dans ce contexte, le tribunal de Strasbourg (Bas-Rhin), qui doit statuer mercredi sur l'offre de reprise, pourrait décider d'un nouveau report.

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Un panneau indique l\'usine Ascoval, à Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord), lundi 29 janvier 2018. 
Un panneau indique l'usine Ascoval, à Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord), lundi 29 janvier 2018.  (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)