Menace de fermeture de PSA à La Garenne-Colombes : la CFDT et la CGT appellent à un débrayage devant le site

La CGT et la CFDT dénoncent un projet de fermeture du site du constructeur automobile qui s'inscrit dans "une logique économique qui guide ce mauvais coup porté aux salariés".

Siège de de PSA Peugeot Citroën, le 2 décembre 2008. (Photo d\'illustration)
Siège de de PSA Peugeot Citroën, le 2 décembre 2008. (Photo d'illustration) (PATRICK KOVARIK / AFP)

Suite aux CE et CHSCT extraordinaires concernant la fermeture du site PSA de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, la CGT et la CFDT appellent à un débrayage devant le site, vendredi 9 juin à partir de 10h, pour "dire non aux propositions illégales et inacceptables de la direction", écrivent les deux syndicats dans un communiqué commun que franceinfo s'est procuré. "Si vous n’êtes pas avec nous aujourd’hui, vous resterez seul face à votre destin. Par contre, tous ensemble, PSA pilera !", poursuit le communiqué.

Des rapports "accablants pour la direction"

PSA veut fermer son site de recherche & développement de La Garenne-Colombes, spécialisé dans les motorisations, et déménager d'ici septembre 2018 l'essentiel des personnes qui y travaillent sur deux autres sites du groupe dans les Yvelines. Le groupe entendrait conserver quelques activités sur place.

"Dans son projet de fermeture du site, la direction veut nous faire croire que c’est une logique d’efficacité qui conduit son projet alors que c’est tout simplement une logique économique qui guide ce mauvais coup porté aux salariés", dénoncent la CGT et la CFDT. Selon eux, les rapports d'expertise du CHST du 6 juin et du CE extraordinaire de ce jeudi 8 juin sont "accablants pour la direction".

"Une détérioration gigantesque des conditions de travail"

Les syndicats rappellent les "principales mesures" dont les salariés "seront les victimes". Ils dénoncent les "conditions de travail", notamment le "compactage des postes de travail sur Poissy et Carrières", entraînant "une détérioration gigantesque des conditions de travail", les "conditions de transports", comprenant "l’éloignement de l’immense majorité des salariés de leur lieu de résidence", et qui "va pourrir notre vie quotidienne", mais aussi "la chasse aux places de parkings, la chasse aux places de self", l’espace de restauration étant "sous-dimensionné" et "la perte du pouvoir d’achat".

Selon la CGT et la CFDT, "les surcoûts générés par cette fermeture et ce déménagement vont s’ajouter à la rigueur salariale qui nous frappe depuis des années".