Le site de Belfort "ne fermera pas", assure le patron de General Electric France

Le groupe américain envisage de supprimer plus de 1 000 postes dans l'Hexagone, dont la grande majorité sur son site de Belfort.

Le site General Electric à Belfort, le 28 mai 2019.
Le site General Electric à Belfort, le 28 mai 2019. (MAXPPP)

Une embellie pour les salariés ? Le site de Belfort "ne fermera pas", affirme dimanche 2 juin le patron de General Electric en France, après l'annonce par le groupe américain de sa volonté de supprimer plus de 1 000 postes en France. "Il restera le premier site industriel de GE Power en Europe. Nous y avons des compétences d'excellence", assure Hugh Bailey dans une interview au Journal du dimanche (article payant)

Le groupe américain a annoncé mardi envisager au maximum 1 044 suppressions de poste, dont la grande majorité sur son site de Belfort. L'activité de ce dernier autour des turbines à gaz a encore un avenir, mais l'usine devra "s'adapter", selon le patron de General Electric en France, qui évoque plusieurs pistes de diversifications. Parmi elles : la possibilité que l'usine fabrique un jour des "pièces aéronautiques", car "dans les turbines à gaz, il y a des similarités avec les moteurs d'avion".

Ces projets n'empêcheront pas la mise en œuvre du plan de départ, reconnaît Hugh Bailey. Passé du secteur public au privé, le patron de General Electric en France dément avoir eu un impact sur le pilotage de la vente d'Alstom à General Electric qui s'est déroulée au moment où il travaillait dans les cabinets d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et d'Emmanuel Macron, ministre de l'Economie. Par ailleurs, il dément que le gouvernement ait demandé au groupe américain de retarder l'annonce du plan social après les élections européennes : "Non, c'est une décision difficile du groupe. Il n'y a jamais de calendrier optimal."