Les anciens salariés de Goodyear réclament justice devant les prud'hommes

Six ans jour pour jour après la fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens (Somme), les salariés se retrouvent mardi 28 janvier devant le tribunal des prud'hommes pour dénoncer un licenciement abusif.

Six ans après leur licenciement, des dizaines de salariés réclament toujours justice. Ils accusent leur ancien employeur, Goodyear, de licenciement abusif. L'un des anciens salariés s'est aujourd'hui reconverti dans le domaine de la sécurité et cumule deux emplois. Il avait passé près de 18 ans chez Goodyear. "C'est une partie de nous qui est restée là. Quand vous passez 18 ans à tout faire pour que cette société fonctionne, et qu'on vous dit : 'en fin de compte, on n'a plus besoin de vous, on va aller chercher ailleurs, c'est moins cher'...", témoigne-t-il, amer.

Difficile reconversion

Nombreux sont ceux parmi les anciens salariés qui n'ont pas réussi à trouver du travail après leur licenciement. "Il y en a qui se sont lancés dans la fabrication de nems pour les vendre. Il y en a qui se sont mis dans la réflexologie. Et tout ça, ça s'est effondré", raconte un ancien salarié. Selon lui "le reclassement Goodyear, c'est de la véritable foutaise". Ils sont 800 à espérer que la justice reconnaisse que le motif économique de leur licenciement était abusif.

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Le dossier Goodyear devant le conseil des prud\'hommes délocalisé au palais des congrès à Amiens, en octobre 2018.
Le dossier Goodyear devant le conseil des prud'hommes délocalisé au palais des congrès à Amiens, en octobre 2018. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)