Anciens salariés de Goodyear : un procès aux prud’hommes hors normes à Amiens

Environ 800 anciens salariés de Goodyear sont réunis à Amiens pour un procès exceptionnel aux prud’hommes. Ils réclament des indemnités pour licenciement abusif. 

FRANCE 3

La plus grande salle de spectacle d’Amiens (Somme) est réquisitionnée afin d’accueillir près de 800 anciens salariés de Goodyear. Ils y mènent leur dernier combat. Quatre ans après la fermeture de l’usine et le licenciement de 1143 personnes, la pilule a encore du mal à passer. “Nous la seule chose qu’on voulait, c’est continuer à exister, explique Mickaël Wamen, ex-responsable CGT. Se lever le matin, continuer à aller travailler. Ce n’était pas la panacée chez Goodyear, je n’étais pas super-content d’y bosser, mais j’étais super content de retrouver mes amis, d’avoir une raison d’exister, une raison de vivre, simplement travailler. Et ça on me l’a volé.”

Un long bras de fer social et juridique

Tout commence en 2007. Pour rester compétitif, le fabricant de pneus veut diminuer le temps de travail des ouvriers, ce que les syndicats refusent. Un long bras de fer social et juridique s’en suit. Il dure sept ans, jusqu’à l’annonce de la fermeture du site. À bout de force, des salariés séquestrent les dirigeants de l’usine. Au final, 1143 personnes se retrouvent sur le carreau. Aujourd’hui, près de 800 d’entre elles réclament des indemnités pour licenciement abusif.

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Le conseil des prud\'hommes, installé au Parc des exposition, à Amiens, le 4 octobre 2018.
Le conseil des prud'hommes, installé au Parc des exposition, à Amiens, le 4 octobre 2018. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)