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Après Florange, ArcelorMittal ferme six installations en Belgique

Le site de Liège, déjà très affecté par la fermeture des hauts-fourneaux, perdra six lignes de transformation de l'acier. Près de 1 300 emplois sont menacés.

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Le site d'ArcelorMittal à Liège (Belgique), le 18 septembre 2012. (ERIC LALMAND / BELGA)

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les aciéries européennes d'ArcelorMittal. Alors que les métallos de Florange luttent toujours pour tenter de préserver leur emploi, ArcelorMittal procède à de nouvelles fermetures à à peine 200 kilomètres du site mosellan. Le sidérurgiste a confirmé, jeudi 24 janvier, l'arrêt définitif de six installations de transformation et de finition de l'acier dans la région de Liège, en Belgique, où se trouve l'un de ses sites industriels les plus importants en Europe.

En octobre 2011, ArcelorMittal avait annoncé la fermeture des hauts-fourneaux liégeois, vécue avec raison comme un présage funeste par les ouvriers français de Florange.

Des promesses d'investissement à la fermeture

Mais le sidérurgiste avait alors annoncé sa volonté de mettre en place une organisation comprenant "cinq lignes [de transformation] principales et sept lignes flexibles", ces  dernières pouvant être utilisées en fonction de la demande. Le groupe avait aussi, après de longues négociations, promis d'investir 138 millions d'euros dans ce segment de la production, appelé "phase à froid", qu'il décrivait comme "stratégique"

"Malheureusement, depuis octobre 2011, les perspectives économiques se sont détériorées davantage", affirme aujourd'hui ArcelorMittal, qui veut fermer six d'entre elles. Il pointe notamment les restructurations de ses clients du secteur automobile.

1 300 emplois menacés

ArcelorMittal "reconnaît que ce projet sera très difficile pour le personnel et la région, vu qu'il affecte environ 1 300 personnes", et "s'engage à rechercher une solution socialement acceptable pour les personnes concernées".

La potion est particulièrement amère "dans un délai aussi proche de l'annonce de fermeture de la phase liquide [les hauts-fourneaux]" reconnaît encore Bernard Dehut, le directeur général d'ArcelorMittal Liège. "Nous avions espéré que cette fermeture soit suffisante pour nous adapter à la demande réduite. Mais (...) il est devenu de plus en plus évident que des actions complémentaires sont nécessaires pour endiguer les pertes du site."

Reste que le scénario, rassemblant promesses non tenues et fermetures successives, en rappelle d'autres et questionne à nouveau sur les intentions et la stratégie à long terme de Lakshmi Mittal, le dirigeant de l'entreprise. Le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, est rentré d'urgence de Davos, en Suisse, où il assistait au Forum économique mondial, pour faire face à la crise.

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