Banques : bientôt sans guichet ?

C'est une tendance de fond : les banques multiplient les fermetures d'agences. En effet, désormais, c'est sur internet que les clients choisissent de se rendre. Comment les agences traditionnelles se réorganisent-elles ? France 2 est allée enquêter.

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FRANCE 2

À chaque coin de rue en ville, dans chaque village de campagne se trouvent des milliers d'agences bancaires dans lesquelles les Français se rendent de moins en moins. Résultat : les agences ferment boutique. De plus de 40 000 en 2005, leur nombre est passé à 37 000 en 2015. Cela représente 3 347 fermetures en dix ans. Et ce n'est pas fini, car les plans de restructuration se multiplient. Selon les syndicats, 400 agences Société Générale fermeront d'ici 2020, entre 250 et 280 agences pour le groupe LCL, 400 pour le groupe Banque populaire-Caisse d'épargne, 200 pour la BNP Paribas.

200 euros : le prix d'une banque traditionnelle

Ces fermetures permettent de faire des économies, mais en conséquence, les banques doivent attirer leurs clients autrement. La stratégie de cette banque : le numérique. Via cette application, le client peut réaliser lui-même des opérations très simples, comme effectuer un virement, faire opposition à sa carte, ou même relever son plafond de paiement en quelques clics. Rendre le client autonome est une stratégie risquée, car il pourrait alors être tenté par les banques en ligne, ces banques virtuelles où tout se fait sur internet sans aucuns frais. En effet, une banque traditionnelle coûte en moyenne 200 euros par an.

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BNP Paribas et la Société générale sont les banques françaises qui réalisent les profits les plus importants dans les paradis fiscaux. (PATRICK KOVARIK / AFP)