VIDEO. "On n'est pas pris en considération" : deux policiers expriment leur "dégoût" face à leurs conditions de travail

Deux policiers témoignent sur France 2 et en appellent au chef de l'État pour obtenir plus de moyens.

FRANCE 2

Ils témoignent du malaise des forces de l'ordre. Deux policiers évoquent, mardi 18 décembre, leurs conditions de travail au sein de la brigade anticriminalité en région parisienne. Ils ont été appelés en renfort ces dernières semaines pour encadrer le mouvement des "gilets jaunes". "Sur 10 jours, [j'ai travaillé] entre 10 heures et 14 heures, voire 16 heures par jour, sans un seul jour de repos, sans pouvoir manger, sans pouvoir boire", explique l'un des deux hommes.

"Cette situation m'inspire beaucoup de dégoût, confie Guillaume Lebeau. Je me dis qu'au final, on n’est pas pris en considération." Ce policier dénonce la vétusté de ses équipements, notamment celle de "casques qui datent d'au moins 15 ou 20 ans, recyclés de génération de policiers en génération de policiers". Pour se protéger pendant les manifestations, d'autres préfèrent acheter des protections sur leurs deniers personnels. "J'ai acheté du matériel de rugby et de football, pour pouvoir m'équiper", explique le deuxième policier, sous couvert d'anonymat. Il explique par ailleurs avoir travaillé "presque plus de 950 heures supplémentaires", qu'il "ne pourra jamais poser car on n'a pas assez d'effectif" ni "se faire payer".

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Un policier dans le quartier du faubourg Saint-Honoré à Paris, le 15 décembre 2018, lors de l\'\"acte 5\" de la mobilisation des \"gilets jaunes\".
Un policier dans le quartier du faubourg Saint-Honoré à Paris, le 15 décembre 2018, lors de l'"acte 5" de la mobilisation des "gilets jaunes". (LAURE BOYER / HANS LUCAS / AFP)