Covid-19 : la fermeture des bars, "c'est une grande tristesse", déplore un responsable du Groupement national des indépendants de l'hôtellerie-restauration

Il prédit une "catastrophe économique".

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Radio France
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Le 28 septembre 2020, les bars parisiens pouvaient rester ouverts jusqu'à 22 heures. À partir du 6 octobre, ils devront baisser le rideau pour au moins 15 jours en raison du Covid-19. (NOÉMIE BONNIN / RADIOFRANCE)

Paris et les communes de la petite couronne passent lundi 5 octobre en état d'alerte maximale au Covid-19. La maire de la capitale et les élus concernés doivent apporter des précisions sur les restrictions sanitaires qui entreront en vigueur mardi. On sait déjà que les bars et cafés devront fermer pour au moins quinze jours. Marcel Bénézet, le président de la branche des cafés, bars et brasseries du Groupement national des indépendants de l'hôtellerie-restauration (GNI) était l'invité de franceinfo dimanche soir. "C'est une grande tristesse", a-t-il réagi, "ça va être une catastrophe économique".

J'ai peur qu'économiquement et psychologiquement, les dégâts ne soient beaucoup plus importants que le coronavirus.

Marcel Bénézet, président de la branche des cafés, bars et brasseries du GNI

à franceinfo

Il affirme rencontrer "beaucoup de chefs d'entreprise aujourd'hui qui sont sous calmants, ils prennent des antidépresseurs".

Une mise en danger "de notre sociabilité à la française"

Le cadre du GNI regrette la mise en danger "de notre sociabilité à la française". Il redoute que les jeunes, qui ne pourront plus se réunir dans des bars, ne se retrouvent "dans des appartements exigus, avec des bouteilles alcoolisées" et sans aucun contrôle ou protocole sanitaire.

Les restaurants pourront en revanche rouvrir dès mardi à Marseille, ce qui n'était pas le cas depuis une semaine "avec un mode certainement restreint", précise Marcel Bénézet.

À Paris et en petite couronne, les restaurants pourront également rester ouverts mais avec un protocole sanitaire durci. Ce qui fait craindre à Laurent Fréchet, président de la branche restauration de ce même groupement, "la mort d'un certain nombre d'établissements". Dimanche soir sur franceinfo, il a cité l'exemple de New-York "où les bars et les restaurants n'ont jamais fermé. Mais ils ont eu des protocoles sanitaires tellement stricts, ouverts uniquement en terrasse dans un premier temps puis à un tiers leur capacité d'accueil, que bon nombre d'établissements à New York ont fermé de façon définitive leurs portes".

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