Couvre-feu : "C'est un supplice, un coup on nous coupe une main, puis un pied", dénonce le président de l'UMIH du Rhône

Laurent Duc, président de l'UMIH du Rhône raconte que certains de ses collègues l'appellent "en pleurant".

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Radio France
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Une manifestation à l'appel de l'UMIH, à Marseille, le 25 septembre 2020. (SPEICH FREDERIC / MAXPPP)

"C'est un supplice chinois, un coup on nous coupe une main, un coup on nous coupe un pied, un coup on nous fait manger par les rats", dénonce jeudi 15 octobre sur franceinfo Laurent Duc, président de l'UMIH du Rhône (Union des métiers et industries de l'hôtellerie), et président national hôtellerie de l'UMIH, après l'annonce mercredi 14 octobre au soir par Emmanuel Macron de l'instauration dès samedi 17 octobre d'un couvre-feu de 21h à 6h dans 9 métropoles pour lutter contre le Covid-19.

"C'est insupportable, on s'est tous mis en quatre pour rentrer dans les cases protocolaires et on est la variable d'ajustement", fulmine Laurent Duc, "On a fait tout ce qu'on nous demandait, on a conspué ceux qui trichaient, on est arrivés à un équilibre de professionnels responsables".

90% des restaurants vont fermer le soir

Laurent Duc, président de l'UMIH du Rhône et président national hôtellerie de l'UMIH

franceinfo

Laurent Duc raconte que certains de ses collègues l'appellent "en pleurant" et qu'il y a "des collègues qui vont soit jeter l'éponge, soit aller beaucoup plus loin : je n'entends que des cris de désespoir", confie-t-il, ajoutant qu'à son avis, "90% des restaurants vont fermer le soir" à cause du couvre-feu, qui ne laisse pas assez de temps pour faire un service.

A propos des aides promises par l'Etat, Laurent Duc assure que "si on est à moitié ouverts, on ne sait pas à quelles aides on a droit, et en plus les aides, ce sont des décalages de charges et des prêts, mais directement, l'entreprise n'a rien". D'ailleurs, ajoute-t-il, depuis mars, "il y a beaucoup d'effets d'annonce mais peu d'élus".

Enfin, concernant les livraisons de plats qui resteront possibles passé 21h, Laurent Duc tient à rappeler que "tous les plats ne peuvent pas être en vente à emporter, malgré ce qu'on peut croire".

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