L'Agence du médicament va demander aux pharmaciens de ne plus vendre le paracétamol, l'ibuprofène ou l'aspirine en libre-accès

Afin d'éviter les mauvais usages, l'ANSM souhaite que ces médicaments vendus sans ordonnance soient placés derrière le comptoir dans les pharmacies. 

Illustration pharmacie, Paris. 
Illustration pharmacie, Paris.  (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

L'Agence nationale de sécurité du médicament (l'ANSM) vient d'enclencher une procédure juridique pour que le paracétamol, l'ibuprofène ou l'aspirine soient désormais tous placés derrière le comptoir et non en libre-service dans les rayons de pharmacie. L'objectif est qu'il y ait au moins un échange avec le pharmacien.

Aujourd'hui, les pharmaciens peuvent décider de l'endroit où ils disposent dans leur officine une partie des médicaments qui sont vendus sans ordonnance.

Renforcer le rôle de conseil du pharmacien

Ces médicaments pourront toujours être achetés sans ordonnance, mais ce que l'Agence du médicament ne veut plus voir, ce sont des patients qui prennent la mauvaise boîte à la pharmacie et se trompent d'usage explique le docteur Philippe Vella de l'Agence du médicament : "Si le patient se présente devant le pharmacien en lui parlant d'un certain type de douleurs, là le pharmacien pourra lui conseiller du paracétamol plutôt que l'ibuprofène."

À partir du moment où les médicaments ne seront plus accessibles directement dans les rayons de la pharmacie, mais qu'il faudra les demander, le rôle de conseil du pharmacien sera renforcéDocteur Philippe Vellaà franceinfo

Ces médicaments sans ordonnance et mal utilisés peuvent être dangereux si, par exemple, on dépasse les doses. La mesure demandée par l'ANSM pourrait être effective dès le mois de janvier 2020.